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Mardi 22 septembre 2009, à 7h30 du matin, les forces de l'ordre de la République française ont opéré une véritable rafle sur 278 immigrants, dont 136 mineurs. C'est tout d'abord leur honte que les Jeunes Démocrates veulent exprimer. C'est ensuite notre colère contre le Président et son gouvernement qui sont particulièrement responsables tant de la façon dont est menée la politique actuelle, que dans la situation même qu'elle prétend résoudre.
En effet, lorsque Nicolas Sarkozy a fait fermer le site de Sangatte, il a certes supprimé un lieu peu reluisant pour notre République. Mais si cela a pu flatter quelques bons sentiments ingénus, l'actuel président de la République est le premier responsable de la situation. C'est lui, en agissant de la sorte, qui a conduit des centaines de personnes à la jungle. Ce qui s'est passé mardi se résume en deux idées exprimant l'esprit de notre gouvernement : force brute et médiatisation exploitée. Le résultat quant à lui tient un mot : inefficacité. La République, ce n'est pas la force, c'est la justice. Ce n'est pas la manipulation par l'image, c'est l'information libre. Si la France ne saurait "accueillir toute la misère du monde", elle se doit de traiter dignement et généreusement le tout petit peu de cette misère qui s'arrête sur son territoire. De ce fait, nous voulons opposer à la logique de répression et d'exposition médiatique du gouvernement, une logique de raison et de justice. L'immigration est un problème éminemment européen, d'autant que beaucoup de personnes concernées en France ne sont là que "de passage". Nous appelons donc à une politique volontaire de la France pour organiser la réponse à ce phénomène au niveau européen, accompagnée d’une politique de développement. Les Jeunes Démocrates sont particulièrement concernés par le sort réservé aux mineurs qui ont été interpellés. Ces jeunes peuvent être une force pour la France et l'Europe. Seulement, pour cela, ils doivent bénéficier de conditions d'accueil dignes, de formations et ensuite avoir le choix entre demander le droit de se rendre dans un autre pays de l'Union, s'installer en France ou repartir dans leur pays, forts de ce que nous leur aurons apporté. C'est la seule politique qui puisse refuser l'impuissance sans risquer le déshonneur. Franck FAVEUR Président des Jeunes Démocrates
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