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Vendredi, 17 Décembre 2010 01:10 |
Solidarité Inter Générationnelle : prise en charge de la dépendance
La dépendance, telle qu’elle a été définie par l’Europe en 1998 indique qu’une personne est considérée comme dépendante à partir du moment où « pour des raisons liées à la perte ou à l’absence de capacité physique, psychique ou intellectuelle, elle nécessite une assistance ou une aide importante pour la réalisation des activités quotidiennes ».
Nous ne pouvons qu’apprécier la volonté de l’Etat de vouloir proposer une loi sur la dépendance. Mais cette loi dont la mesure phare est d’inscrire la dépendance en tant que 5ème branche de l’Assurance Maladie sonne faux face à la politique de rentabilisation des dépenses de santé et par conséquent face à la diminution des lits, des personnels soignants et non-soignants. Nous comprenons l’importance de relevé le défi de la réduction du déficit de la sécurité social mais celui-ci ne doit pas être au détriment des personnes les plus vulnérables. Ce n’est pas en mutualisant les moyens humains, matériels, financiers d’un côté et en dépensant l’argent de nos cotisations pour une 5ème branche de l’autre que nous réglerons le problème de la dépendance ! Il faut bien plus que cela !
Pour preuve, voici ce que dit le « Projet humaniste » du mouvement démocrate : Aujourd’hui, la famille associe les générations et tout particulièrement les grands-parents. Ils sont souvent les premiers acteurs de la solidarité tant pour leur famille propre que pour le voisinage. Plus tard, c’est eux qu’il faut aider face au vieillissement. Là encore, ce sont d’abord les solidarités familiales et de proximité, qui forment le socle essentiel de la prise en charge. Elles doivent être confortées. Ce sont les seules capables de rendre possible le maintien à domicile le plus longtemps possible des personnes devenues dépendantes. Nous proposons la mise en place d'un pacte intergénérationnel qui insiste sur l'importance des échanges entre les générations. Ces échanges peuvent être de temps, de savoir, d'affection et d'argent sous forme de soutiens courants ou de dons exceptionnels.
Dans ce cadre, les jeunes démocrates proposent :
► Une véritable réflexion réunissant tous les acteurs du système de santé (associations d’usagers, union nationale des caisses d’assurance maladie, représentants du personnel soignant et non-soignant) portant sur le financement de la 5ème branche « dépendance » de l’Assurance Maladie, visant à trouver une solution soutenable pour tous les usagers du système de soin.
► Créer un service public de la solidarité intergénérationnelle favorisant les échanges entre génération. Valorisant les associations de solidarité et les établissements de soins à domicile en leurs donnant un véritable statut et en leurs permettant de réaliser leur mission : rendre, le plus longtemps possible, le maintien à domiciles des personnes devenues dépendantes.
► Créer une charte de la personne dépendante afin de garantir les droits de cette catégorie de la population et de fixer un cadre pour une prise en charge adaptée à leur besoins.
► Créer une assurance universelle et obligatoire qui exclut tout appel aux assurances privées et qui respecte les fondements de la sécurité sociale. Il faut que la lutte contre la dépendance se fasse avec les familles mais pas directement avec leur argent comme le veut le gouvernement actuel.
► Réformer l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) afin de mettre en place une compensation égale à la perte d’autonomie et au handicap en fonction des besoins d’aide, quel que soit l’âge. Cela passe par une modification de la grille AGIR en prenant en compte plus d’éléments pour identifier les besoins comme cela est désormais le cas en Espagne où la réforme du « baromètre dépendance » répond aux changements démographiques et donc à l’augmentation du nombre de personne dépendante. Florian GUILLON
Médecine de proximité
3 éléments sont révélateurs de la situation de la médecine de proximité :
► S'il existe une grande disparité à la fois régionale, départementale et locale, de nombreuses zones présentent un déficit de médecins généralistes. Cette situation va être aggravée par des départs massifs à la retraite, par l'accroissement des besoins de soins et par une exigence de meilleure qualité de vie des jeunes médecins, qui s'installent de plus en plus tardivement.
► Tous les ans, plus de 15% des postes d'internes de médecine générale ouverts ne sont pas pourvus, les étudiants préférant redoubler pour faire une spécialité.
► La prévention représente moins de 3% des dépenses de santé.
Nous proposons donc un plan global en faveur de la médecine de proximité :
► Intégrer la médecine de proximité dans une politique globale d'aménagement du territoire : un professionnel de santé, c'est aussi une famille qui a des besoins en terme d'emploi (pour le conjoint), d'écoles, de commerces, de service publics, de loisirs,... Lutter contre les déserts médicaux c'est lutter contre l'exode rural.
►Diversifier les modes d'exercice : Les jeunes médecins ne veulent plus travailler dans les mêmes conditions que leurs ainés, nous proposons donc de développer les maisons de santé associant différents professionnels de santé.
Il faut réorganiser le système de garde ( médecins « volants », « filtrage » par téléphone, ..).
A court terme, afin d'assurer une couverture médicale sur l'ensemble du territoire, les médecins des zones les plus denses en médecins doivent assurer une permanence une journée (ou demi journée) de travail dans une zone moins dense.
► Faciliter l'installation des médecins généralistes grâce à un guichet unique pour les démarches administratives.
► Diversifier les modes de tarification : L'acte de prévention doit être valorisé en expérimentant par exemple la tarification au forfait.
► Revaloriser la médecine générale : La quasi totalité des études médicales est tournée vers l'hôpital, les étudiants méconnaissent donc la médecine ambulatoire. Nous proposons donc que les études médicales intègrent d'avantage de stages obligatoires chez des médecins généralistes, il faut pour cela augmenter les indemnisations des maîtres de stage afin d'assurer l'accueil des étudiants. L'enseignement doit également intégrer d'avantage la prise en charge en médecine générale.
Toutes ces mesures doivent éviter de recourir à la suppression de la liberté d'installation, ce qui risquerait de créer une médecine à deux vitesses : les médecins conventionnés (le conventionnement permet d'être remboursé par la sécu), qui respecteront la limitation et seront donc débordés et les autres, déconventionnés, qui auront de la place mais seront réservés aux plus aisés ! 
Cyril BEGUE, Vice-président en charge de la solidarité et de l’égalité des chances
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Vendredi, 17 Décembre 2010 01:07 |
L'école des JDem
Entre 3 et 15 ans, l’école est le lieu où les jeunes passent le plus de temps dans leur journée. A ce titre, elle joue un rôle primordial dans l’éducation de chacun. L’instruction ne peut donc pas être la seule mission de l’école.
Par l'apprentissage de la vie en société, par l'acquisition de savoirs et de méthodes qui lui permettent de pouvoir exercer pleinement ses droits et devoirs de citoyens, l'École doit aider chacun à trouver sa voie dans la vie active, en faisant office d'ascenseur social.
Nous devons travailler à redonner une place constructive et cohérente à chacun à l’école pour que les élèves construisent plus aisément leur place dans la société. Pour ce faire, quelles sont les pistes envisagées ?
Former des citoyens :
C'est former des esprits critiques qui sachent vivre en société. Le rôle de l'école maternelle est essentiel car c'est souvent le premier temps de vie collective pour un enfant. On y apprend à faire ensemble pour mieux vivre ensemble. Les apprentissages premiers de la maternelle doivent être valorisés.
Les mécanismes de réflexion, de dialogue et de respect de la pensée de l'Autre se travaillent dès les premières années scolaires par des actions permettant la prise de parole individuelle.
Tout au long de la scolarité il apparaît bénéfique de multiplier les activités de débat (d'opinions, actualités, analyses de JT, publicités, etc.) où chacun peut s'exercer à s'exprimer en ayant la sécurité d'être respecté dans ses idées grâce au cadre porté par l'enseignant et l'institution. Ces actions favorisent l'expression verbale, améliorent les compétences des élèves et limitent d'autant les « passages à l'acte ».
Dès l'école primaire les élections de délégués de classe devraient faire l'objet d'un débat préalable sur ce que les élèves attendent de ce délégué. L'enseignant modère le débat et aide les candidats à préparer un projet de délégué. Cela n'a peut-être l'air de rien mais nous touchons alors à la fonction élective et au sentiment de représentation que l'on confie plus tard à nos élus de la République. C'est l'éducation civique pratique.
De même au collège des rencontres avec des acteurs locaux (secrétaires de mairies, de communautés de communes, etc.) peuvent rendre plus attractives les informations théoriques sur nos différentes institutions.
Enfin cette ouverture vers l'extérieur inclus également la préparation au service civique proposé en fin d'enseignement secondaire.
L'École en tant qu’ascenseur social :
C'est dès l'école maternelle là encore, que se fabrique le lien entre l'enfant-la famille et le monde scolaire. Nous réaffirmons ici que ces premières années sont essentielles et que l’école maternelle n’est pas un lieu de garderie mais bien un lieu d’apprentissage qui influence fortement la suite de la scolarité.
Les parents doivent être invités le plus possible à participer à la vie de l’établissement, rencontrer l’enseignant lors de réunions trimestrielles collectives (et non des rendez-vous individuels donnés uniquement aux parents d’enfants en difficulté), la remise des bulletins en main propre dès l’école primaire permet également de poursuivre le renforcement du lien qui doit être fait entre la famille et le corps enseignant.
Pour toutes ces raisons les enseignants doivent recevoir une formation pluridisciplinaire basée sur un principe d’alternance entre terrain et théorie. La gestion de groupe, le placement de la voix et du corps, le travail relationnel avec les familles, la psychologie de l’enfant et de l’adolescent, le handicap… sont autant de connaissances qui ne s’improvisent pas ou difficilement. La formation des enseignants doit être à la hauteur des missions qui leurs sont confiées et ils sont nos premiers partenaires dans tout projet les concernant.
Il en va de même pour les conseillers d’orientation.
Nous souhaitons une orientation scolaire qui soit basée sur les compétences personnelles, les centres d’intérêt tout autant que sur les notes des élèves. Tout élève a des qualités, celles-ci doivent être valorisées.
Les partenaires locaux extérieurs ( CIO, pôle emploi, mission locale, entreprises...) doivent être mobilisés au sein d'un réseau dédié à l'orientation qui soit mieux coordonné et plus lisible.
Le collège peut se permettre une meilleure interaction avec le monde de l’entreprise. Les stages en sont l’amorce mais ne permettent pas toujours aux élèves d’élargir le réseau de références qu’ils ont autour d’eux. Il est possible de développer une meilleure vision du monde du travail pour les élèves notamment par le biais de récits de parents sur leur travail quotidien.
L'orientation doit consister en un suivi sur le long terme (dès l'entrée au collège par exemple). Pour qu'elle ne soit pas un choix définitif et irrémédiable il faut créer les passerelles nécessaires afin que l'élève conserve la possibilité de changer d'avis et d'être accompagné durablement vers la vie active.
Remettre l'élève au centre du dispositif scolaire est notre objectif, ''bien traiter'' les enseignants et les encadrants sont les premiers moyens à développer ; pour que chacun se sente bien en allant en cours, pour que notre École soit utile et permette à chaque élève qui en sort de trouver sa place dans notre société. 
Elise IGOUNET, Vice-président en charge de l’éducation et la citoyenneté.
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Vendredi, 17 Décembre 2010 01:02 |
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Pour une réforme du système d’orientation scolaire et universitaire
Contexte :
150 000 jeunes sortent chaque année du système éducatif sans aucun diplôme et aucune formation. Dans le même temps, 50 % des étudiants en deuxième année de fac subissent un échec aux examens. 25% des jeunes en BEP ou CAP ne valident pas leur diplôme.
Ces chiffres résultent essentiellement de problèmes liés à l’orientation des élèves et étudiants. Le système français compte une trop grande multiplicité d’organismes plus ou moins dédiés à l’orientation : CIO, SUIO, BIJ, PIJ, Mission locale, ANPE, AFPA etc…, de sorte que les jeunes ne savent pas toujours à qui s’adresser.
Le mode de recrutement et la formation des conseillères d’orientation sont pour le moins problématiques : elles viennent toutes de Licence de psychologie, et ne comptent dans leur formation que quelques mois de passage en entreprise, entité qu’elles connaissent assez peu.
Aujourd’hui, il ya concrètement « ceux qui savent » et « ceux qui ne savent pas ». Tout l’objectif d’une formation humaniste comme la nôtre c’est que ceux qui ne savent pas accèdent au savoir : des bons établissements, des bonnes filières, des bons choix de langue et d’options, etc.
Propositions :
► Elargir le recrutement des conseillères d’orientation à toutes les filières, en leur permettant de passer le concours. Revoir leur formation qui doit davantage les former au système pédagogique, et surtout qui doit comporter beaucoup plus d’immersion en entreprise. Les initiatives prises ces dernières années tendant à les faire davantage intervenir dans les établissements doivent être encouragées.
► Accroitre les possibilités offertes aux jeunes de découvrir l’entreprise et notamment les emplois de son département. Nous souhaitons que, comme en Allemagne, les entreprises s’impliquent fortement dans la formation des jeunes. Ce peut être fait par le biais de contrats entreprise-régions qui permettraient à des élèves de découvrir l’entreprise durant quelques semaines, par exemple pendant les vacances d’Eté.
► Mettre en place un système de conseiller individuel par étudiant en situation d’échec ; en Angleterre, avec ce dispositif, le nombre de jeunes sortant du système sans aucune qualification a diminué de 10%.
► Développer les passerelles entre filières, par exemple en instaurant une période de réorientation à l’issue du premier semestre de fac. L’idée étant de permettre à un étudiant qui se rendrait compte au bout de quelques mois que la filière choisie n’est pas la bonne pour lui, de pouvoir en découvrir une qui lui conviendrait davantage, sans perdre un an.
Pour un rétablissement des aides à la recherche et à l’innovation
Contexte :
Le statut de jeune entreprise innovante (JEI) mis en place par la loi de finance pour 2004[1] permet a toute les entreprises quelles que soient leurs formes sociales ou d’imposition âgées de moins de 8 ans investissant fortement dans la recherche et développement (au moins 15%) de bénéficier de soutien pour favoriser leur développement. Ce statut permet entre autre à l’entreprise d’être exonérée de cotisations sociales patronales pour les chercheurs et les personnels associés aux travaux innovants pendant huit années[2]. Le statut octroie également exonération complète des bénéfices pendant trois ans puis une exonération partielle pendant deux ans. Ce statut permet aux jeunes pousses des secteurs innovants de bénéficier d’un soutien important lors de la délicate phase d’amorçage.
Aujourd’hui, en pleine crise financière associée à une réduction des octrois de crédit par le secteur bancaire, le Gouvernement a fait voter par le Parlement la réduction des exonérations de charges salariales dès la quatrième année (sur 8 donc), ce qui va gravement nuire à la croissance de notre économie dans les secteurs innovants.
En privant nos jeunes entreprises de dispositifs qui leur permettaient de s’engager avec confiance sur des processus de recherche et d’innovation, le gouvernement va de facto les rendre moins compétitives. De plus, se profile indéniablement le risque d’expatriation de ces entreprises, potentiellement tentées de développer leur activité sous des hospices plus accueillantes.
Propositions :
► Nous, jeunes Démocrates, devons affirmer notre fort attachement à une recherche qui serve au mieux l’intérêt général des Français, grâce à des entreprises innovantes et créatrices d’emploi en France.
Nous dénonçons dès lors le projet du gouvernement car nous pensons qu’il va conduire à l’exil de certains de nos ingénieurs et chercheurs.
► Revenir également sur la réforme du crédit impôt recherche (CIR) qui a pour objet d’infliger un coup de rabot à ce dispositif pourtant crucial pour notre capacité de recherche et d’innovation. 
Alban BAKARY, Vice-président en charge de la formation, de l’enseignement supérieur et de la recherche et Pierrick POGUT et Alexandre GIRARD qui ont nourri la réflexion sur les sujets évoqués.
[1] Loi de finances n°2003-1311 du 30 décembre 2003
[2] Site du ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur : http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid5738/le-statut-de-la-jeune-entreprise-innovante-jei.html
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Vendredi, 17 Décembre 2010 00:57 |
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Pour cette première contribution du pôle aux Jeunes Démocrates réunis en congrès, et à l’heure de la réforme annoncée des collectivités territoriales, nous avons souhaité aborder cette thématique sous l’angle des politiques Jeunesse d’une part, à l’échelle nationale puis communautaire. Le but recherché sera de mettre en avant certaines propositions qui nous semblent pertinentes et/ou en réaction à l’actualité.
Le contexte :
En premier lieu, il faut rappeler que notre pôle regroupe plusieurs points d’ancrage : la Cohésion des territoires, la politique de la ville et le monde rural. Nous souhaitons les appréhender sous l’angle des politiques Jeunesse pour cette première contribution au congrès des Jeunes Démocrates.
Ainsi donc il s’agira pour nous de rechercher la cohérence et les défis de la transversalité de la question Jeunesse. Quand on parle de jeunesse, on fait bien sûr référence à des questions liées à la culture et au sport, mais ça mobilise aussi d’autres questionnements liés à la santé – on vient de le voir -, à l’éducation. Le CEL a posé la question du croisement de l’éducation informelle avec l’éducation formelle mais aussi d’autres questions comme l’habitat, le logement des jeunes, l’insertion par l’économique, etc. On voit bien que la question de la jeunesse est transversale. C’est peut être la question la plus transversale, car cette question intéresse une partie importante de la population.
Enfin, quand je parle de cohérence, c’est la cohérence territoriale. Une politique Jeunesse doit s’intéresser au maillage territorial, bien sûr avec des priorités, une stratégie, en s’appuyant sur les ressources, en travaillant les handicaps. Mais la question de la cohérence, aussi bien territoriale que thématique, doit être prise en compte. C’est un enjeu important pour nous.
Dans ce cadre, il nous a semblé intéressant d’étudier un échelon territorial de proximité qui permet d’englober ces trois approches : l’intercommunalité.
Autre préalable, la question des mutations sociales telles que l’évolution démographique ou la « rurbanisation », doit également faire partie de nos postulats de base et qui crédibilise l’échelon intercommunal.
Enfin, une image négative de la jeunesse qui lui colle à la peau, véhiculée par un contexte sociétal pesant : entrée tardive de la jeunesse dans la vie active, déclassement social plus particulièrement au sein de la classe moyenne, fortement influencée par le modèle urbain…
Face à ce constat, il est indispensable de trouver des solutions incitatives qui vont faciliter le passage de la jeunesse dans la vie active. L’Europe doit aussi être le lieu commun entre réduction des inégalités territoriales et politique de la jeunesse.
L’intercommunalité : territoire pertinent de mise en œuvre des politiques de jeunesse.
► La jeunesse est un enjeu global dans le développement territorial. L’environnement éducatif est très important pour l’attractivité des familles. S’il y a attractivité des territoires, il y a attractivité économique.
► L‘intercommunalité est une assemblée territoriale non soumise à la pression électorale directe qui doit permettre la mise en œuvre de politique Jeunesse à long terme.
► Il y a donc nécessité d’avoir une vision à long terme dans le cadre de l’implantation de projets structurants sur le territoire intercommunal en direction des publics jeunes : équipements sportifs, culturels…Plus les Communes membres mutualiseront leurs moyens dans une vraie démarche prospective, plus elles répondront efficacement aux exigences de la jeunesse et plus, elles augmenteront l’attractivité de leur territoire en faveur de l’installation des familles et le rééquilibrage, notamment des zones rurales et périurbaines.
► Sur le plan économique, il nous paraît important de : favoriser la mise en place de Mission Locale Intercommunale, d’annualiser des rencontres intercommunales de l’emploi ou encore, accompagner et coordonner la mise en œuvre de politique sectorielle à fort potentiel par exemple, issue de l’économie sociale et solidaire tels que les services d’aide à la personne.
► Changer et basculer les représentations dominantes en direction de la jeunesse : d’une vision négative et paternaliste à une vision objective et positive. L’intercommunalité devrait être un échelon expérimental pertinent dans la mise en place de politique citoyenne en direction des jeunes dans des espaces facilitateurs d’engagement (projet humanitaire, projet étudiant, action de coopération européen…).
► Il est indispensable de redéfinir l’espace des politiques Jeunesse entre l’Etat, les collectivités, les CAF et autres institutions pour une action plus utile et performante.
L’espace européen : nécessaire levier incitatif à l’émergence d’une jeunesse valorisée.
PAC 2013 : Les négociations des futures orientations de la PAC sont en cours. La politique d’installation des Jeunes doit y être intégrée. Ceci sera un moyen de pérenniser la présence des jeunes dans le monde rural (et ainsi de faire face au vieillissement de la population de nos campagnes), ainsi que d’assurer l’entretien de celui-ci.
Accentuer les aides dans le cadre de la coopération régionale et décentralisée afin d’harmoniser le niveau de développement entre les territoires européens et voisins. Cela permettrait la régulation des flux migratoires mais aussi, d’augmenter le niveau de la formation par exemple.
Enfin, il est indispensable que l’Europe continue de contribuer au rééquilibrage des territoires et à la réduction des inégalités dans le cadre de ces contractualisations. 
Yannick DINDJIAN, Vice-président en charge de la cohésion des territoires
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Vendredi, 17 Décembre 2010 00:55 |
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L’économie n’est pas une fin en soi mais elle est la clé de nombreuses problématiques de notre temps. C’est bien souvent dans le domaine économique que l’on trouve les causes auxquelles les responsables politiques d’aujourd’hui et de demain, ont à répondre.
C’est pourquoi un mouvement politique de jeunes ne peut ignorer une telle réalité.
Mieux, il se doit d’être force de propositions.
Pour la jeunesse, l’économie est un levier d’action sur la préoccupation majeure de notre génération : l’emploi. Celui-ci est lié à des conditions de croissance, néanmoins cela n’a rien de mécanique : la croissance peut être faiblement créatrice d’emploi et tous les emplois n’ont pas le même impact sur la croissance.
Nous dénonçons toutes les idées visant à faire croire que notre pays peut se contenter uniquement d’une économie de services. Surtout que ceux-ci ne sont souvent pas créateurs de richesses. Il est donc nécessaire de réindustrialiser notre pays.
Nous n’avons pas la naïveté de croire que l’on puisse relancer les industries lourdes et historiques de la France du 19ème et 20ème siècle. Il faut au contraire être visionnaires et promouvoir une industrie moderne et d’avenir (nanotechnologie, industrie verte : éolienne, panneaux photovoltaïque, automobile propre…).
Nous pensons également que cela passera plutôt par des structures de petite et moyenne taille, des PME qui présentent l’avantage d’offrir plus de garanties structurelles, d’implication durable dans le tissu économique locale. De plus, elles représentent l’immense majorité des emplois en France. Les pouvoirs publics et plus particulièrement les collectivités locales doivent être de véritables partenaires de développement pour les PME/PMI.
Cela peut prendre plusieurs formes :
►Une politique fiscale incitative à la création d’emplois dans les domaines d’avenir sur le principe des « 2 emplois sans charge », du programme de F. Bayrou en 2007.
►Renforcement du partenariat entre la recherche publique (universitaires, écoles) et les PME/PMI. Cela passe par une prise en compte des besoins des entreprises par les universités.
►La mise en place de structures bancaires véritablement prêtes à accompagner les PME/PMI par les commandes publiques, les collectivités locales peuvent avoir un rôle de stabilisateur et d’ancrage pour un tissu économique local.
►Soutenir les producteurs dans leur rapport de force inégalitaire avec la grande distribution.
►La France doit porter au niveau européen une politique industrielle en capacité de se défendre contre une concurrence déloyale. C’est au niveau européen que se situent les enjeux économiques.
Enfin un souffle économique nouveau passera par une redéfinition de la gouvernance des entreprises. Il faut réconcilier les intérêts du capital avec ceux des acteurs quotidiens de l’entreprise. Il faut rééquilibrer l’importance du facteur financier par le facteur humain. 
Jean-Christophe POINAS, Vice-président en charge de l’économie, de l’emploi et de l’insertion professionnelle.
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