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Seconde Convention Nationale Jeunes Démocrates les 16 et 17 janvier à Hérouville-Saint-Clair PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 15 Janvier 2010 17:32

Chers JDem,

Nous vous attendons nombreux à la 2e convention nationale thématique des Jeunes Démocrates :

Sommet de Copenhague :

De l’échec d’un sommet à la nécessité d’agir

Le 16 et 17 Janvier 2010 à Herouville Saint Clair

Inscrivez vous pour le week end ou pour le dimanche :

Vous avez la possibilité de loger sur place le samedi soir pour 10 €. *

Merci de vous inscrire au plus vite auprès de Nicolas Joyau, président des JDem du Calvados :  Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Le repas du dimanche midi sera offert.

PROGRAMME DE LA CONVENTION

Samedi 16 janvier 2010

13h – 15h30 : Accueil

16h – 18h30 : Visite dans Caen ou visite d’un site historique à proximité de Caen.

19h : Retour en centre ville de Caen

20h30 : dîner puis soirée dans Caen.

Hébergement proposé sur le site de la Convention à Hérouville-Saint-Clair.

Dimanche 17 janvier 2010

9h00 : Accueil autour d’un Café

9h30 : Introduction

10h : Première table ronde : Copenhague, après le sommet ?

Avec :

- Florent Baarsch, Ex-Président du Réseau des Etudiants Français pour le Développement Durable ;

- Laurent Pien, Adjoint au Maire de Condé / Vire ;

- Franck Faveur, Président des Jeunes Démocrates

12h : Pause déjeuner

13h30 : Conférence de Presse

14h – 17h : Seconde table ronde : Quel droit d’accès à l’eau ? Quelle gestion de l’eau ?

Avec :

- Jean – Luc TOULY, Président de l’Association pour un Contrat Mondial de l’Eau,

- Yann WHERLING, Ex Secrétaire National des Verts, Tête de liste Modem aux élections régionales pour l’Alsace ;

- Rodolphe THOMAS, Maire d’Hérouville-Saint-Clair et 1er Vice-Président de l’Agglomération Caennaise, Tête de liste Modem aux élections régionales pour la Basse – Normandie.

Avec nous pour en parler…

Florent BAARSCH

Florent Baarsch, étudiant en commerce à Marseille, est aussi devenu – déjà ! – un expert en écologie. Il faut dire que ses parents l’ont mis très tôt en garde: « La planète est fragile, il faut la protéger. » Ça aurait pu lui passer au dessus de la tête… mais non. Il se renseigne, fait des recherches sur la situation climatique. Et manifestement, ce qu’il apprend l’inquiète: il faut agir. Sur le terrain politique? Ce n’est pas sa tasse de thé. Il a vite rebroussé chemin: « Ce n’est pas le moyen le plus efficace pour agir à mon âge ».

« On perd beaucoup de temps à se battre pour une place ou un siège » Le monde des ONG (organisations non gouvernementales) lui semble alors offrir plus d’opportunités pour agir directement sur le terrain.

Ses pérégrinations vont le mener au COP14 (la 14e Conférence des parties signataires de la Convention climat), à Poznan, pour suivre les négociations. Sur place, il rencontre quatre autres jeunes Français avec qui il décide de publier les débats sur le net. Le blog Génération climat (à l'abandon désormais) est né… et vite remarqué. Florent Baarsch est contacté par la WWF International. Un projet est en cours, et il pourrait y prendre place, lui fait – on savoir… Il n’en saura pas beaucoup plus pendant cinq mois, jusqu'à l’aventure Adopt a Negotiator.

Tracker de négociateur

Adopt a Negotiator, c’est un programme lancé par une coalition d’ONG répondant à l’étrange nom de "TckTckTck". Le concept? 13 membres du programme, de 13 pays différents, devront suivre leurs délégués nationaux jusqu’à Copenhague. Sur place, ils sont connus sous le nom de "Trackers".

Le but? Décrypter les négociations et rencontrer les délégués afin de peser sur les débats, et apporter son lot d'informations au grand public. Florent Baarsch se rend donc à Bonn, le 5 juin, pour suivre les Français. « Le jour de la sortie du film Home de Yann Arthus Bertrand », se souvient – il. Une responsabilité qui l’entraînera de Barcelone à Bangkok, jusqu’aux bras de Miss Univers. (En fait il lui a juste parlé quelques instants, mais manifestement il a apprécié, NDLR).

Il rencontre les principaux délégués français: Paul Watkinson et Brice Lalonde. Les échanges se font de vive voix, par mail ou SMS. Un moment de satisfaction personnelle pour Florent : le jour où il a découvert que Paul Watkinson s’était créé un compte Twitter pour suivre les avancées d’Adopt a Negotiator.

Mais il y a aussi les moments de découragement. « Quand on se lance dans un tel projet, on y croit, soupire Florent. C’est très difficile de voir comment tout se négocie, comment on se rapproche de l’échec. Pour la première fois, le climat évolue plus vite que les mentalités… et personne ne veut être le premier à mettre un chèque sur la table. Pas plus les Etats que les citoyens d'ailleurs. » La fatigue s’installe : la mission de Florent est un peu envahissante ! Il doit fournir un papier d’analyse par jour, en période de négociation, pour le blog d’Adopt a Negociator. En plus il écrit sur son blog hébergé par le site du Monde. Et, au milieu de tout ça, débute la période des partiels. Tracker, certes, mais étudiant avant tout.

Un accord à Copenhague?

Peut-être Florent pourra-t-il bientôt se reposer... « Tout dépendra de l’accord qui sera trouvé à Copenhague », insiste t-il. Si c'est satisfaisant, il laissera sa place pour se consacrer à « d’autres travaux ». (Nous n’en saurons pas plus, NDLR). Mais « satisfaisant », pour Florent, a un sens assez précis : « ambitieux et juridiquement contraignant pour les Etats ». « Vu ce qu’il s’est dit jusqu’à présent, il n’y a pas de quoi être optimiste. Mais c’est un peu la même situation qu’avant l’accord de Kyoto. Trois semaines avant, personne ne pensait qu’il y en aurait un ! »

Florent a été Président du REFEDD (réseau d’associations étudiantes qui œuvre pour la prise en compte du développement durable dans l’enseignement supérieur). A ce titre, il fut partie prenante du Plan Campus du Ministère de l’Enseignement Supérieur sur sa partie environnementale.

Jean Luc TOULY

Salarié de la CGE depuis 1976, membre d’Anticor (association de lutte contre la corruption) et du conseil scientifique d’Attac, Jean-Luc Touly dénonce le danger pour la démocratie des méthodes utilisées par les grandes compagnies de l'eau en France et dans le monde.

Ancien délégué CGT chez Vivendi/CGE (devenu Veolia) il a révélé les pratiques de son entreprise, en particulier la façon dont les fonds de réserve destinés à la rénovation des tuyaux se sont « évaporés ».

Mais il a, aussi, épinglé certains permanents très « maternés » par leur direction. Tout cela il a eu le courage de le consigner dans un livre : « L’eau de Vivendi, les vérités inavouables » (réédité chez Fayard sous le titre « l’eau des multinationales, les vérités inavouables » début 2006).

C’est dès la première édition que ses ennuis ont commencé. Cela débouche sur quatre procès en diffamation, deux de la part de Veolia, les deux autres de la part de la CGT :

- Veolia-CGE contre le livre : condamnation de J-L Touly à 1 euro, le 2 décembre 2004.

- CGT contre Le Parisien et JL Touly : CGT déboutée, le 14 janvier 2005.

- CGT contre le livre, devant la Cour d’Appel : CGT déboutée, le 7 septembre 2005.

- Veolia contre le livre : procédure abandonnée en décembre 2006.

À part un euro pour un propos considéré comme excessif, c’est donc une victoire éclatante pour Jean-Luc Touly. C’est alors que Veolia mène, sur le plan professionnel, une nouvelle attaque par 2 procédures de licenciement pour faute grave :

- Janvier 2004 : licenciement demandé pour déloyauté d’un salarié qui prône le retour en régie publique alors qu’il est employé par une société spécialiste de la gestion privée à travers l’affermage. Refus de l’inspection du travail en avril 2004.

- Nouveau recours, devant le ministre du travail cette fois, qui refuse également, le 27 octobre 2004.

- Nouvelle offensive juin 2005 suite à la condamnation pénale pour diffamation à 1 euro. L’inspection de travail refuse à nouveau le 5 octobre.

Mais Veolia n’aime pas perdre et un nouveau recours est déposé, fin octobre, devant le ministre du travail. Jean-Luc Touly en a reçu l’avis le 1er décembre 2005. Le 28 février 2006, le Ministre Gérard Larché a accepté son licenciement. Veolia a pu le licencier le 7 mars 2006. À 55 ans le retour à l’emploi n’est pas évident. Jean-Luc Touly est aux ASSEDIC.

Jean-Luc Touly n’a pas baissé les bras. Il est président de l’Association française pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME), qui défend l’idée d’un contrat mondial de l’eau initiée par Riccardo Petrella.

Jean-Luc Touly est également un adhérent des Verts, conseiller municipal de Wissous et tout récemment privé de sa délégation d’adjoint au maire par le maire PS de la commune (deux autres élus de commune ont des fonctions importantes chez… Veolia), pour manque de solidarité politique.

La lutte contre les géants de la gestion de l’eau n’est pas sans risque, est usante, et les partis politiques sont fréquemment « mouillés » par certains de leurs élus siégeant dans des organismes disposant de fonds considérables. Le révéler ne va pas de soi. Jean-Luc Touly en a payé, en paye et en paiera encore les conséquences.

Ainsi que nos autres invités à découvrir Dimanche...

 
 

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