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Ce samedi 31 octobre 2009, à l’appel du collectif JEUDI NOIR, les Jeunes démocrates sont officiellement invités au « pot de départ » du collectif du squat du passage de la Bonne Graine, dans le 11ème arrondissement, immeuble investi fin août par des étudiants sans solution d’hébergement pendant l’année universitaire. Le collectif et quelques étudiants et jeunes actifs en mal de logement, assignés par le propriétaire ADOMA doivent, en effet, quitter le bâtiment avant le 22 novembre 2009, avec en contrepartie l’abandon de toute poursuite judiciaire.
La mairie de Paris restant évasive sur le relogement (tout du moins la solution d’hébergement temporaire des étudiants qui n’ont pu bénéficier d’une chambre au CROUS malgré leurs nombreuses demandes), le collectif JEUDI NOIR a décidé de fêter à sa manière la trêve hivernale en investissant un magnifique immeuble classé monument historique du très chic 4ème arrondissement de PARIS, de 1000 m² habitables, comprenant une grande cour et une terrasse, situé au 1, place des VOSGES. Madame de Sévigné est d’ailleurs née dans cette demeure. Les responsables de JEUDI NOIR nous demandent donc de changer de destination à la dernière minute.
Ce bâtiment magnifique, classé en partie monument historique est inoccupé depuis 40 ans, il appartient à une dame de 87 ans, placée sous tutelle qui refuse de vendre à la mairie de Paris et d’en louer certains lots. Celle-ci avait entamé des travaux de rénovation mais compte tenu de leur ampleur, ceux-ci n’ont jamais pu s’achever. Certaines pièces ont d’ailleurs été laissées à l’abandon.
Il s’agit incontestablement d’une belle prise pour Jeudi Noir ; il est incompréhensible qu’un tel immeuble soit libre de toute occupation et qu’il n’ait pu être acquis par une vente amiable ou une expropriation.
Ces jeunes occupants sont des étudiants ayant renouvelé systématiquement leur demande de logement auprès des CROUS et autres organismes spécialisés, dans l’incapacité d’obtenir un logement dans le parc privé compte tenu de la faiblesse de leurs ressources. Certains expliquaient que malgré leur bourse et leur statut ultra prioritaire pour obtenir un logement étudiant, leurs démarches sont restées vaines ; seule l’occupation sans droit ni titre leur permet aujourd’hui de poursuivre leur année universitaire en Ile-de-France. Quelques jeunes actifs en situation de précarité sont également logés dans l’immeuble, ne pouvant accéder au marché tendu de la location à Paris ou ne bénéficiant pas des garanties nécessaires pour obtenir un logement.
Ces personnes n’ont d’autre choix que l’action « coup de poing » médiatisée pour faire connaître leur légitime combat.
Samedi soir, les membres du collectif ont cru à une expulsion rapide puisque des cars de CRS stationnaient à proximité. Ce n’était qu’une fausse alerte. Les étudiants et jeunes actifs en mal de logement espèrent y rester tout l’hiver. Nous le souhaitons également pour eux…
Sabrina ASSAYAG Porte-Parole des Jeunes Démocrates
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